Sortie canyon au nord de la Lozère, fin juin 2026
Auteur : Simon.
Encadrants : Albert, Christine, Jean-Thomas et Julien.
Participants : Camille, Lucien et Simon.
Après un arrêt plus que nécessaire à l’aire d’autoroute du val d’Allier, nous arrivons au camping de Prévenchères. Comme souvent, certains montrent leurs talents dans le montage de tente. De mon côté, la forme de ma tente nous laisse circonspects un bon moment.

La soirée est animée avec des moments de soutien à l’équipe de France de football, des apéros sportifs et un plat de spaghettis à la bolognaise albertesque.
Après une nuit fraiche et humide malgré la canicule, petit déjeuner vers 8h. Christine arrive sous les applaudissements d’Albert. Un petit atelier de test de saut sur le bitume est organisé sur le chemin du camping, hélas sans que nous pensions à immortaliser cette scène en photo ou en vidéo, c’est un loupé.
L’équipe au complet, nous partons pour le canyon du Roujanel en deux voitures. Dans leur voiture avec tout le matos, Julien et Lucien optent pour un raccourci plutôt direct, mais engagé et tortueux... et arrivent tout simplement avec 20 min de retard au canyon.
Le départ du canyon domine le lac du barrage sur la Borne, près de l’embouchure du Roujanel, enjambé par un joli pont de pierre très « carte postale ». La marche d’approche est très cool, à travers la forêt, rocheuse et agréablement ombragée. Au point de départ de la descente, la mise à l’eau n’est pas difficile car pour ce qui concerne sa température, je dirais qu’elle avoisine les 17 °C, donc en combi ça passe.
Au début, le ruisseau s’aventure dans un dédale étroit de roches lisses, tel un mini canyon, c’est magique. Le tracé est une succession de sauts et de randonnées aquatiques. Souvent devant, Jean-Thomas met en place les quelques rappels. Julien teste la profondeur des bassins, et Christine fait l’ouverture de nombreux sauts.

Un des derniers sauts dans un bassin « haricot » est le plus impressionnant : il est d’une hauteur d’environ 9 m, sur un appui herbeux glissant, et on ne peut en voir la totalité. Nous arrivons après quatre heures de descente et une pause déjeuner au mini pont de pierre de fin de parcours. Je remercie Albert et Christine pour l’encadrement de cette descente. Le défi de sauter du pont, 11 ou 12 m au-dessus de l’eau, n’a finalement pas trouvé d’amateur.
A 18 h, retour au camping de Prévenchères. Atelier mise en place de corde, et séchage des équipements. Directement suivi par un apéro de « quelques heures ». Repas de Simon avec gaspacho, risotto provençal et dessert de Lucien avec tarte. La soirée s’anime gentiment. Fin de partie vers 22 h pour ne pas perturber les autres campeurs.
Le lendemain matin, plus rodés, nous partons pour le canyon de la Fustugère. Nos éclaireurs n’ont cette fois-ci pas pris de chemin de traverse. Nous passons à côté d’un gigantesque parc photovoltaïque, redescendons dans la vallée de la Borne, aussi large que pentue. Nous traversons un hameau de bâtisses de pierres, refuge éloigné de toute agglomération. La marche d’approche, 150 m de D +, dans un environnement minéral à découvert, est soumise à une chaleur caniculaire.
Le point de départ de la descente de la Fustugère annonce la couleur : ruisseau qui glisse sur la roche et bascule dans le vide. Nous commençons par trois rappels, sportifs et excitants. Les encadrants (Albert, Christine, Julien et Jean-Thomas) se relaient pour la mise en place rapide des équipements.

Le canyon est très ouvert en partie haute puis les falaises se rapprochent au fur et à mesure qu’on descend.

Proche de la fin du parcours, un énorme rocher, d’environ 10 m de largeur, est coincé en hauteur entre les deux versants, sans toucher le sol, il semble les maintenir. C’est le passage le plus technique : la descente en rappel doit avoir une trajectoire de biais et finir en basculant sur un mini rocher opposé, faute de pouvoir passer en dessous. Le poids des sacs et l’adhérence limitée de la paroi mouillée rendent ce geste difficile.

A l’arrivée du parcours, nous profitons une dernière fois des bassins pour flotter voluptueusement au milieu des têtards.
Retour en voiture, tranquille et nostalgique.
Merci aux organisateurs.




