Week-end de l'Ascension : immersion au coeur des Causses.
Autrices : Catherine C et Sophie.
Encadrants : Maurice et Thierry.
Participants : Agnès, Catherine C, Catherine J, Emily, Fabrice, Jeanne, Maria, Marie-Odile et Sophie.
A l'occasion du week-end de l’Ascension, notre groupe prend la direction des Grands Causses pour quatre jours de randonnée et de découverte entre le causse Méjean et le causse Noir. Un territoire façonné par les rivières du Tarn, de la Jonte et de la Dourbie, offrant des paysages grandioses, sauvages et contrastés.
Jour 1 : cap sur le causse Méjean
Dès notre arrivée, nous partons pour une belle randonnée de 22 km (330 m de dénivelé positif) sur le causse Méjean. Les conditions sont particulièrement venteuses, accentuant encore l’impression d’immensité de ces vastes plateaux. Entre paysages quasi désertiques et zones plus humides où l’agriculture a trouvé sa place, nous découvrons un territoire authentique et préservé.
Au fil du parcours, nous croisons plusieurs « bories », ces anciennes cabanes de berger en pierres sèches, témoins du patrimoine caussenard. Une première journée placée sous le signe de la découverte et de l’émerveillement.
En fin d’après-midi, nous prenons possession de notre hébergement, le gîte de l'Ancien Presbytère de Saint-André-de-Vézines, où Marie-Odile nous régale d’un délicieux repas. Tandis que la météo du lendemain reste très incertaine, nous préparons malgré tout notre sortie prévue sur les corniches du Méjean.

Causse Méjean
Jour 2 : adaptation et découvertes souterraines
La météo nous contraint à revoir nos plans. Qu’à cela ne tienne : nous partons visiter la célèbre grotte de Dargilan, surnommée « la grotte rose ».
Cette visite nous plonge dans un univers fascinant où nous découvrons les différentes formations géologiques, notamment les étonnants « macaronis » qui pendent du plafond. Entre lacs souterrains, immenses salles et concrétions préservées malgré les effondrements successifs, l’émerveillement est au rendez-vous. Une expérience qui sollicite aussi nos sens : ici, sous terre, aucune odeur ne vient perturber la découverte.

Les draperies de la grotte de Dargilan
Après un pique-nique bien au chaud au gîte, nous reprenons la route pour une randonnée de 14 km (450 m de dénivelé positif) à travers le chaos rocheux de Roquesaltes. En chemin, quelques ânes nous offrent un concert de braiements particulièrement remarqué !
La journée se termine dans la bonne humeur autour de la préparation du dîner. Les spaghettis de Maria sont à l’honneur et donnent lieu à une discussion animée sur la meilleure façon de les couper... ou de ne surtout pas les couper !
Jour 3 : les majestueuses corniches du Méjean
Le beau temps est enfin de retour et nous permet de parcourir les spectaculaires corniches du Méjean par l’itinéraire René Blanc. Le sentier serpente entre rochers et falaises, offrant des points de vue exceptionnels sur les gorges de la Jonte.
Après un pique-nique écourté par quelques averses, nous trouvons refuge sous les arbres avant de poursuivre notre découverte. Nous passons notamment par le célèbre « Balcon du Vertige » et observons les étonnantes formations rocheuses connues sous le nom de « Vase de Chine » et « Vase de Sèvres ».

Les balcons du vertige
Contrairement aux jours précédents, le secteur est très fréquenté, preuve de son attrait exceptionnel.
De retour au gîte, la soirée est consacrée à la préparation de la sortie via ferrata du lendemain. Présentation du matériel, apprentissage des règles de sécurité et premières notions techniques précèdent le dîner préparé avec soin par Agnès.
Jour 4 : entre via ferrata et randonnée panoramique
Pour cette dernière journée, le groupe se partage en deux.
Le premier groupe s’élance sur la via ferrata de Liaucous, profitant d’un parcours aérien offrant des vues spectaculaires sur les gorges du Tarn.

Via ferrata de Liaucous
Le second groupe part pour une magnifique randonnée de 17 km au départ de Liaucous. Après une montée soutenue passant au pied de la via ferrata, le sentier rejoint le plateau puis le roc des Agudes. Le parcours traverse ensuite une zone marquée par les traces d’un ancien incendie, dont les paysages dépouillés contrastent fortement avec les panoramas verdoyants des jours précédents.
Le groupe rejoint ensuite les corniches du Tarn avant d’effectuer un superbe retour par le cirque de Saint-Marcellin et le hameau d'Eglazines. Ces deux villages troglodytiques, perchés au-dessus des gorges, témoignent de l’ingéniosité des habitants qui ont su s’adapter à un environnement spectaculaire.
Un grand merci à nos encadrants pour nous avoir fait découvrir ce beau massif.




